L'horreur à Mouscron: Lolita Verdier, 22 ans, tuée pour... 2,5 euros!

L'horreur à Mouscron: Lolita Verdier, 22 ans, tuée pour... 2,5 euros!

Une peine de 40 mois de prison a été requise contre Jonathan (27 ans), qui a refilé une pilule de méthadone à sa compagne avant de la regarder mourir, et contre Magdalena (31 ans) dont le petit trafic a fait une deuxième victime…

Lolita Verdier avait 22 ans. Elle laisse une famille inconsolable et un petit garçon de cinq ans qui croit voir sa mère à chaque coin de rue. Mais sa maman n’est plus là car elle est tombée sur la personne qu’il ne fallait pas, Magdalena, dans le train Mons-Tournai, le 6 juin 2014.

À l’époque, Magdalena s’était lancée dans un trafic de méthadone et elle arrivait à obtenir le double de la dose que lui avait prescrit son médecin car elle avait découvert qu’un autre médecin était un peu plus laxiste en la matière. « Il distribuait même l’ordonnance dans la salle d’attente », confie l’avocat de Magdalena, Me Herpoel.

Du coup, celle-ci détenait parfois 300 pilules par mois. Elle vendait les pilules à 2,5 euros pièce à des toxicomanes à Péruwelz, dont un jeune homme qui a fait une overdose fatale. Le 25 mai 2015, elle avait écopé de trente mois de prison pour ce trafic. Hélas, elle a fait une seconde victime le 7 juin 2014. « Vous vendez la mort pour 2,5 euros », lui a fait remarquer la présidente du tribunal, en colère.

La veille, Magdalena avait vendu une gélule de méthadone à Jonathan, le compagnon de Lolita. « Je ne voulais pas lui en donner mais elle m’ennuyait tellement que j’ai fini par accepter », raconte Jonathan qui ne fait pas vraiment preuve d’amendement. « Vous saviez que cela allait la tuer et vous n’avez pas le moindre regret », s’est fâchée la présidente.

Durant la nuit, Jonathan a remarqué que sa compagne avait le teint pâle, elle bavait, signe d’une overdose. Mais il n’a pas appelé les secours « car on m’a dit qu’elle faisait ça souvent », dit-il en ajoutant que sa copine se droguait régulièrement, ce qui est contesté par la famille de la victime. La jeune femme n’avait jamais pris de méthadone, une substance retrouvée en forte dose dans son sang après sa mort.

En plus d’une détention de produits stupéfiants, il doit répondre d’une prévention de non-assistance en danger. Pour cette prévention, Me Jadot a plaidé l’acquittement en se basant sur un jugement rendu en mars 2015 par le Tribunal de Première Instance de Mons. « La loi punit l’inertie consciente et volontaire et le refus égoïste de porter secours », insiste l’avocat qui doute sur le caractère conscient et délibéré de ne pas porter assistance dans le chef de son client.Un mode de défense qui heurte la famille de la victime qui était trop émue pour se confier après l’audience. « Lolita est une jeune femme qui a perdu sa maman en 2006. Ensuite, elle a été en décrochage scolaire et a fréquenté des personnes peu recommandables », raconte Me Benjamin Brotcorne, avocat des parties civiles.

Après avoir eu un fils de père inconnu, elle est tombée sur Jonathan, un délinquant toxicomane de Blaton qui a été viré d’une formation car il avait mal aux dents…

Il se fournissait chez Magdalena, une femme qui a fui Péruwelz et son homme toxicomane. Elle vit avec son fils, à peine plus vieux que celui de Lolita, qui risque aussi de se retrouver seul car maman ira peut-être en prison. Me Herpoel a plaidé un sursis probatoire très strict. Présumés innocents, Magdalena et Jonathan seront jugés le 9 mars.

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