Karine Ferri : elle sourit à la vie, mais n’ou­blie pas Grégory...

Karine Ferri : elle sourit à la vie, mais n’ou­blie pas Grégory...

Le public lui demande encore et toujours de parler de son ancien amour. Mais si Karine Ferri ne renie rien de son passé, la jeune maman conjugue doré­na­vant son bonheur au présent.

Pour les fans du duo formé par Karine Ferri et le danseur Yann-Alrick Mortreuil, l’his­toire est écrite. Ce samedi 22 octobre, sur le parquet de Danse avec les Stars, dédié ce soir-là « au jour le plus marquant de sa vie », la jeune femme de 34 ans, devait forcé­ment s’élan­cer et danser sur un morceau de Grégory Lemar­chal, son ancien compa­gnon décédé en avril 2007. « Je parie sur The Show Must Go On, ou S.O.S. d’un Terrien en détresse, ou une chan­son de Grégory Lemar­chal », tweete une inter­naute. "Oh là là, je sens la fragi­lité en moi… Je sens que Karine Ferri va parler de Grégory« , poste une deuxième. »À tous les coups, elle va parler de Grégory et je vais pleu­rer », prédit une troi­sième. Ce choix s’im­pose. Leur histoire d’amour a été si forte, la perte du chan­teur à la voix d’ange, à 24 ans, si doulou­reuse, si cruelle.

Mais voilà, Karine Ferri en a décidé autre­ment. Pour sa pres­ta­tion, l’ani­ma­trice a choisi la musique de la bande origi­nale de la série culte Friends et préféré parler de son enfance. A bout de souffle mais comblée après son passage sur la piste la plus courue du PAF, la tren­te­naire semblait presque s’ex­cu­ser de s’être tant amusée. Une atti­tude, une posture qui a enchanté le jury. « Je t’ai trou­vée méta­mor­pho­sée, déten­due, musi­cale même. Chapeau, je garde tout et j’en veux plus », s’est exclamé Chris Marques, le choré­graphe franco-portu­gais. Plus de danse, plus de joie, plus de bonheur. Comme un mantra pour conju­rer les peines, comme un appel, plus fort que le chagrin, plus fort que soi.

Certains disent qu’ils refont leur vie. Karine, elle, la pour­suit. L’ani­ma­trice de The Voice savoure les joies de la mater­nité depuis la nais­sance, le 6 avril dernier, de son petit « prince », Maël en breton, 3,3 kilos pour 51 centi­mètres, né de son histoire d’amour avec le foot­bal­leur Yoann Gour­cuff, inter­na­tio­nal français. « Ce n’est pas parce qu’elle avance qu’elle manque de respect, ni d’amour pour son ancien compa­gnon », s’in­surge Elodie Cingal, psycho­logue et psycho­thé­ra­peute, à la lecture de certains tweets néga­tifs. De la force, Karine en a à revendre. Du courage aussi. Sa vie a tant changé, depuis ses 22 ans, où candi­date d’une émis­sion de télé­réa­lité, la jeune femme repé­rée par une chaîne du câble, deve­nait anima­trice sur M6, Goom Radio, W9, Direct 8, NRJ… jusqu’à aujourd’­hui, où elle coanime The Voice Kids et The Voice, aux côtés de Nikos Alia­gas, son mentor. « C’est quelqu’un d’à la fois fragile et fort. Mais depuis qu’elle est maman, elle est moins flip­pée devant la caméra. Elle réus­sit à mieux appré­hen­der son image. Karine, c’est à la fois le bon pote avec qui tu peux boire une bière, la femme fatale et désor­mais la maman », nous confiait ce dernier, en guise de portrait.

La vie voit souvent plus loin, plus grand que nous. A vingt-deux ans, Karine n’ima­gi­nait sûre­ment pas parta­ger une si belle histoire avec Grégory Lemar­chal, le chan­teur à la voix d’ange. Ils sont amou­reux, beaux, la tête pleine de projets. Malgré leur jeunesse, ils construisent leur couple avec la gravité des adultes, conscients de tout. Cons­cients de la mala­die de Grégory, la muco­vis­ci­dose dont le jeune homme souffre depuis l’en­fance, de la fragi­lité du quoti­dien en gardant chacun leur pied-à-terre, de leur passion mise à l’abri des feux de la rampe. Deux ans d’amour fou. Deux ans d’amour brisé en plein vol. Karine a puisé au plus profond d’elle-même une force qu’elle n’ima­gi­nait sans doute pas possé­der pour surmon­ter le chagrin. « Lors d’un décès, comme d’un divorce, on ne peut plus faire en fonc­tion de l’autre, unique­ment en fonc­tion de soi », analyse la théra­peute. Telle une alpi­niste, la ravis­sante brune plante son piolet dans l’ad­ver­sité, étape après étape, s’ac­cro­chant, conti­nuant malgré tout. Et la psycho­logue de pour­suivre : « la majo­rité des personnes mourantes font tout ce qu’elles peuvent pour que l’autre puisse être heureux une fois qu’elles ne seront plus là ».

« Des enfants, une famille, Grégory l’au­rait souhaité pour elle », nous avait d’ailleurs confié Karine. Si ses prio­ri­tés ont changé, la jeune femme, élevée dans le don de soi, dans la géné­ro­sité, la dispo­ni­bi­lité, reste fidèle à ce qu’elle a toujours été. Membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, Karine pour­suit son enga­ge­ment auprès de l’As­so­cia­tion de lutte contre la muco­vis­ci­dose qui porte le nom du jeune artiste. « J’ai tout de suite accro­ché avec Karine par rapport à son lien à Grégory. Ce garçon était mon petit frère et elle est fidèle à la famille. C’est une partie impor­tante de sa vie. Je dis bravo à son compa­gnon qui a laissé sa femme garder ce moment précieux. En 2017, ce seront les 10 ans de sa dispa­ri­tion et nous ferons des choses avec l’as­so­cia­tion Grégory Lemar­chal. Je suis sûr qu’elle sera de l’aven­ture », pour­suit Nikos Alia­gas.

Mais le jour le plus marquant de Karine Ferri ce week-end-là fut sûre­ment la soirée de… dimanche. Elle a dîné avec Yoann et leur petit bout de chou, au restau­rant de l’Hô­tel Moli­tor, à Paris. Bien loin des rumeurs de froid entre eux – le foot­bal­leur du Stade Rennais aurait renoncé à l’idée de se pacser –, le couple y célé­brait sûre­ment leur nouveau bonheur. Lui, vainqueur du derby face au FC Nantes. Elle, adou­bée pour accé­der au troi­sième prime de Danse avec les Stars. Sous le regard de leur petit Maël, preuve que la vie est plus forte que tout.

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