Jugés pour avoir tenté d’enfermer vivant un homme noir dans un cercueil

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« Vous ne demandez plus votre libération sous caution, vous serez maintenus en détention jusqu’au 25 janvier 2017. » C’est avec ces mots que le juge Jongilizwe Dumehleli du tribunal de Middelburg (Afrique du Sud) a clos, mercredi, la première audience permettant de sceller le sort de Willem Oosthuizen et Theo Martins Jackson.
Accusés « d’agression » et de « tentative de coups et blessures » Les deux hommes blancs âgés tous deux de 28 ans sont accusés « d’agression » et de « tentative de coups et blessures » sur la personne de Victor Mlotshwa et ont brièvement comparu dans une salle d’audience pleine à craquer, en présence de la victime.
The two men accused of assaulting Victor Rethabile Mlotshwa and put him in a #coffinalive, Mpumalanga. #SABCNews pic.twitter.com/QUbY8LOble— Abongile Dumako (@AbongileDumako) 16 novembre 2016
Les deux hommes ont été interpellés ce lundi suite à l’indignation générale provoquée par la publication sur Internet d’une vidéo de l’incident datant du 17 août. On y voit Victor Mlotshwa allongé vivant dans un cercueil posé à même le sol et l’un des accusés tenter de fermer la boîte de force, tandis que la victime gémit et essaie coûte que coûte de l’en empêcher.
#VictorMlotshwa went through this trauma for trespassing— Karabo Mokgoko (@Karabo_Mokgoko) 16 novembre 2016
This happens when our justice system doesnt take racism seriously‼️ #CoffinAssault pic.twitter.com/FRL9v4c7nB
« Ils m’ont accusé d’être entré par effraction sur leurs terres » Dans un entretien à la chaîne Enca, Victor Mlotshwa a donné des détails sur les circonstances de l’incident : « J’étais en retard, j’ai pris un raccourci pour aller à Middelburg. Ils m’ont accusé d’être entré par effraction sur leurs terres. Ils m’ont tabassé et attaché puis emmené dans une ferme voisine. Et là-bas, ils m’ont mis dans le cercueil. » Mercredi, plus de 200 personnes rassemblées à l’appel des principaux partis de la majorité et de l’opposition sud-africaines, ont manifesté devant le tribunal. « Prison à vie pour les racistes » ou « le racisme n’a pas sa place dans notre société démocratique », pouvait-on lire sur leurs pancartes.
We have come out in numbers, in support of Victor Rethabile Mlotshwa, the victim of an horrific racial attack. - @moloisrj #CoffinAssault pic.twitter.com/4eA1mzBkIK
— Democratic Alliance (@Our_DA) 16 novembre 2016